lundi 13 avril 2009

Une ville unique au fond de la jungle

Je viens tout juste de revenir de trois jours dans la jungle, mais n'ai pas encore eu le temps de trier mes photos. En attendant, laissez mois vous parler d'Iquitos, qui est en soit une ville très étonnante.
Avec près d'un demi million d'habitants, Iquitos est la plus grande ville au monde qui ne peut être rejoint par une route. Elle est donc très isolée, située à plusieurs centaines de kilomètres des grandes villes péruvienne et totalement encerclé par la jungle. Malgré cela c'est une grande ville dynamique.
Iquitos a aussi une histoire très particulière. Jusqu'à la fin du 19e siècle ce n'était qu'un modeste village dominé par les missionaires. La ville c'est développé très rapidemment au début du 20e siècle grace au rubber boom : une folle course au caoutchouc lancé par l'ouverture des premières fabriques d'automobiles. Des entrepreneurs venus de différents pays ont fait fortune à Iquitos qui connue une ère de très grande prospérité (quoique je doute que les populations locales en aient beaucoup profité). Les grands édifices luxueux ce sont multipliés dans le centre ville, construit par des architectes venus d'Europe. On retrouve même devant la place d'arme un édifice conçu par nul autre que Gustave Eiffel, père de la tour Eiffel.
Après le rubber boom, la ville est plus ou moins tombée en décrépitude, mais les nombreux ouvriers qui étaient venus y trouver du travail sont restés. Aujourd'hui, on ne pourrait pas dire qu'Iquitos est une ville riche, mais elle reste la plaque tournante de toute l'exploitation de l'amazone péruvien.

Iquitos est réputé pour ses édifices recouverts de tuiles. En général l'architecture est très différente que dans les autres villes péruviennes.



Je ne sais pas trop dans quelles circonstances il s'est retrouvé ici, mais Gustave Eiffel a conçu trois batiments à Iquitos. Il n'en reste qu'un seul.


Évidemment, il est en acier.

L'église qui domine la place d'arme d'Iquitos a elle aussi un style différent des autres églises péruviennes.

Le quartier le plus étonnant d'Iquitos est sans aucun doute Belen. C'est un quartier pauvre, pratiquement un bidonville, mais qui est entièrement bâtit sur pilotis à même les rives de l'Amazone. Cinq mois par année, le quartier est entièrement innondé et le seul moyen de s'y déplacer est de prendre une barque. C'est la Venise de l'Amazone, mais en beaucoup moins glamour. De tous mes voyages je n'ai jamais rien vu de tel. Tout est bâtit sur l'eau, les maisons, les magasins, les bars, les écoles et même l'église. Mais voyez plutôt vous même.












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