Après un mois d’études, me voilà enfin officiellement libre. J’ai fini mes cours d’espagnol vendredi matin et depuis, je me retrouve plus que jamais en mode voyageur. Même si je n’ai pas encore quitté Cusco je me retrouve déjà avec un rythme de vie différent.
Pour célébrer la fin des cours, j’ai escaladé samedi une des plus hautes montagnes de la région, au cours de ce qui fut sans aucun doute la randonnée la plus intense de ma vie. Avec un petit groupe d’étudiants, mené par Olivier, un Suisse romand qui agit comme notre guide montagnard officiel, je me suis lancé à l’assaut du Camino Senor de Huanca. C’est en fait un chemin de pèlerinage qui mène de Cusco à San Salvadore, un petit village à l’entrée de la vallée sacrée et où l’on retrouve une grande église dédiée à Senor de Huanca (dont malheureusement je ne sais pas grand-chose). Des milliers de pèlerins empruntent ce chemin chaque 14 septembre, mais le reste de l’année, le sentier est plus ou moins abandonné. Seuls quelques paysans et quelques bergers l’empruntent encore.
Le chemin fait environ une vingtaine de kilomètres. Vingt kilomètres, c’est pas si mal me direz vous. Mais je peux vous dire que marcher vingt kilomètres dans les montagnes à plus de 4000 mètres d’altitude, c’est tout un exercice. Et comme si ce n’était pas assez difficile, nous avons fait un long détour pour atteindre le sommet d’une montagne qui surplombe le sentier. L’effort fut intense, mais la vue du sommet, à environ 4500 mètres d'altitudes, en valait la peine. D'un côté, on voyait Cusco, 10 km plus loin et 1 km plus bas et de l’autre on avait une vue incroyable sur Pisac et la vallée sacrée. Si vous vous souvenez bien (ou si vous descendez un peu plus bas sur mon blog), j’ai passé une semaine à Taray, juste à côté de Pisac. J’avais alors visité les ruines de Pisac qui surplombent le village et que je trouvais alors assez élevées. Et bien vue de haut c’est beaucoup moins impressionnant.
Le seul inconvénient de notre détour, qui fut pas mal plus long que prévu, c’est que nous avons fini notre randonnée sous les étoiles en coupant à travers champs avec une seule lampe de poche. Heureusement, tout le monde est arrivé sain et sauf à San Salvadore où nous nous sommes payé une bonne ronde de bière tiède pour célébrer notre exploit. En tout, nous avons bien dû faire trente kilomètres dans la journée. Ce fut épuisant, mais au moins maintenant je sais que je n’aurai aucun problème à atteindre le Machu Picchu. Je pars mercredi pour une expédition de 4 jours sur le chemin qu’on appelle Inca Jungle, une alternative au traditionnel Camino Inca. Les quelques 10 km par jour que je devrai parcourir n’auront l’air de rien comparé au Camino Senor de Huanca.
Pour célébrer la fin des cours, j’ai escaladé samedi une des plus hautes montagnes de la région, au cours de ce qui fut sans aucun doute la randonnée la plus intense de ma vie. Avec un petit groupe d’étudiants, mené par Olivier, un Suisse romand qui agit comme notre guide montagnard officiel, je me suis lancé à l’assaut du Camino Senor de Huanca. C’est en fait un chemin de pèlerinage qui mène de Cusco à San Salvadore, un petit village à l’entrée de la vallée sacrée et où l’on retrouve une grande église dédiée à Senor de Huanca (dont malheureusement je ne sais pas grand-chose). Des milliers de pèlerins empruntent ce chemin chaque 14 septembre, mais le reste de l’année, le sentier est plus ou moins abandonné. Seuls quelques paysans et quelques bergers l’empruntent encore.
Le chemin fait environ une vingtaine de kilomètres. Vingt kilomètres, c’est pas si mal me direz vous. Mais je peux vous dire que marcher vingt kilomètres dans les montagnes à plus de 4000 mètres d’altitude, c’est tout un exercice. Et comme si ce n’était pas assez difficile, nous avons fait un long détour pour atteindre le sommet d’une montagne qui surplombe le sentier. L’effort fut intense, mais la vue du sommet, à environ 4500 mètres d'altitudes, en valait la peine. D'un côté, on voyait Cusco, 10 km plus loin et 1 km plus bas et de l’autre on avait une vue incroyable sur Pisac et la vallée sacrée. Si vous vous souvenez bien (ou si vous descendez un peu plus bas sur mon blog), j’ai passé une semaine à Taray, juste à côté de Pisac. J’avais alors visité les ruines de Pisac qui surplombent le village et que je trouvais alors assez élevées. Et bien vue de haut c’est beaucoup moins impressionnant.
Le seul inconvénient de notre détour, qui fut pas mal plus long que prévu, c’est que nous avons fini notre randonnée sous les étoiles en coupant à travers champs avec une seule lampe de poche. Heureusement, tout le monde est arrivé sain et sauf à San Salvadore où nous nous sommes payé une bonne ronde de bière tiède pour célébrer notre exploit. En tout, nous avons bien dû faire trente kilomètres dans la journée. Ce fut épuisant, mais au moins maintenant je sais que je n’aurai aucun problème à atteindre le Machu Picchu. Je pars mercredi pour une expédition de 4 jours sur le chemin qu’on appelle Inca Jungle, une alternative au traditionnel Camino Inca. Les quelques 10 km par jour que je devrai parcourir n’auront l’air de rien comparé au Camino Senor de Huanca.
Cusco de beaucoup plus haut (notez que Cusco est déjà située a environ 3400 mètres au dessus du niveau de la mer).

La vallée sacrée.
Encore la vallée sacrée.
Olivier, notre guide de montagne Suisse distribue des feuilles de coca (indispensable pour continuer à grimper).
Mon dimanche fut un peu plus tranquille. Après une grasse matinée bien méritée, je suis allé voir un match de soccer au stade de Cusco. C’est le début de la saison et Cusco affrontait l’Universitario de Lima, une des meilleures équipes du pays. C’était donc un match important pour les Cusquenos qui se sont déplacés en très grand nombre pour l’occasion. Le stade était rempli à craquer de partisans de la furia roja. Quant aux quelques fans de Lima, ils étaient peu nombreux, mais ils savaient se faire remarquer. Malheureusement, je dois avouer que le match m’a un peu déçu. Cusco a été pas mal pourri, malgré un important avantage (les joueurs de Lima arrivent de la côte pour jouer un match de soccer à 3400 mètre d’altitude). Le score final était de 1 à 1 et les deux buts ont été marqués sur des tirs de penalty. Bon ça compte, mais ce n’est pas la façon la plus glorieuse de marquer. C’était quand même amusant d’être parmi la foule et de sentir l’ambiance. Personne ne s’est trop emporté, mais la police était quand même bien présente. Le plus drôle, c’est qu’au début et à la fin de chaque mi-temps, l’anti-émeute devait faire une sorte de haie d’honneur aux joueurs de Lima pour les protéger des divers projectiles qui venaient de la foule. Heureusement que personne n’a été touché parce qu’ils auraient probablement feint une fracture du tibia ou quelque chose du genre (pendant 5 minutes, puis le joueur se serait mis à courir comme si de rien n’était).
La haie d'honneur des joueurs de Lima.


Moi à 4500 mètres d'altitude et encore vivant. 

1-0 pour Cusco.
Des montagnes et du soccer? Bah... finalement, pas tant de différences que ça avec Lyon !!! (hihi!)
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