lundi 2 février 2009

Les Incas et la fiesta

Comme prévu, je commence tranquillement à explorer Cusco, qui est vraiment une ville magnifique. Comme la plupart des villes du sud, elle est très vivante et un possède un charme particulier qu’on ne retrouve plus vraiment au nord. Le trafic y est chaotique et les marchands ambulants omniprésents. En fait, ce sont surtout des marchandes, habillées d’habits traditionnels et coiffés de leur classique chapeau de feutre qui vendent des bebelles sur le trottoir,accompagnées d’un ou deux enfants.
C’est une drôle de ville qui commence au fond d’une vallée et grimpe tranquillement le flanc des montagnes environnantes, jusqu’à ce que la pente soit trop abrupte pour qu’on y construise. Au centre, on retrouve la Plaza de Arma (Place d’arme), une jolie place coloniale avec deux églises bâties sur les ruines de temples Incas. Les Espagnols espéraient ainsi affirmer leur domination sur ce peuple contre lequel ils se sont déchaînés pendant des années. D'ailleurs, c’est tout le centre ville qui est bâti sur des fondations Incas qui sont encore bien apparentes. Les rues étroites étaient déjà là à leur époque et quand on s’y promène on peut facilement s’imaginer dans leur ville. Les Espagnols ont apporté des changements plutôt superficiels, dans l’apparence des édifices, mais ceux-ci reposent tous sur un ou deux mètres de murs Incas, toujours aussi solides plusieurs siècles après leur construction.
C’est aussi dans le centre-ville que l’on retrouve tous les touristes, qui sont assez nombreux. La ville garde tout de même son charme. Je m’attendais à pire, mais bon, on est encore loin de la haute saison touristique. Seul inconvenient de venir a cette epoque c'est la pluie. Il fait quand beaucoup plus chaud qu'au Canada.











En plus de me promener dans Cusco, j’ai visité mes premières ruines Incas à Saqsaywaman. C’est un fort qui surplombe la ville de Cusco et un des rares sites où les Incas ont réussi à battre les conquistadors espagnols, en 1536. Après la conquête, beaucoup des pierres ont été récupérées pour reconstruire la ville, mais le site demeure impressionnant. C’est une série de fortifications bâties en ziz-zag avec des pierres immenses, certaine d’au moins quatre mètres de haut, pesant plusieurs tonnes. Personne ne sait exactement comment les Incas s’y prenaient pour les monter jusqu’au sommet de la montagne, ni comment ils les taillaient. Car là encore, la main d’œuvre impressionne. On dirait que chaque pierre a été taillée sur place pour s’enchâsser parfaitement avec sa voisine, mais sans jamais utiliser d’angle droit. On dirait un énorme casse-tête, mais force et de constater que ça tient et pas qu’à peu près.






Sinon j’ai aussi passé plus de temps avec ma famille d’accueil : Ariel, Maria et leurs enfants Paula et Diego. Les deux parents sont dentistes et travaillent beaucoup, mais hier (dimanche) ils m’ont sorti un peu. Nous sommes allés manger dans un restaurant, quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Un endroit très sympathique qui semble attirer de nombreux citadins les dimanches midi (mais pas de touristes).



En rentrant vers Cusco nous avons croisé une longue parade. Je ne sais pas ce que les gens fêtaient (ma famille d’accueil était tout aussi étonnée que moi), mais le spectacle était assez impressionnant. Il devait bien y avoir 200 ou 300 danseurs et musiciens qui défilaient tous costumés. On dirait qu’ils le faisaient juste pour le plaisir, parce qu’il n’y avait pas autant de spectateurs. C’était joyeux, festif, coloré et j’étais bien content d’avoir pris ma caméra ce jour-là.



1 commentaire:

  1. Wow Julien. Intéressant et impressionnant. Cette chronique de voyage péruvien et sud-américain s'annonce passionnante. Merci. Ch

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