samedi 21 février 2009

Taray et la vallée sacrée


Comme prévu j’ai passé la dernière semaine à Taray, un petit village situé à environ 40 km de Cusco. Mon école d’espagnol y possède une maison où sont offerts des cours. Nous étions une dizaine d’étudiants (de presque autant de nationalités) qui avons décidé d’aller y passer la semaine. L’ambiance était bonne et le lieu magnifique. Le village de Taray n’est habité que par environ 150 personnes, c’est un très bel endroit, très paisible. Il est situé au début de la vallée sacrée des Incas où sont situés plusieurs sites archéologiques importants, notamment les ruines de Pisac et de Ollantaytambo que j’ai toutes deux visitées. Les deux sites sont assez impressionnants et démontrent à merveille les talents de constructeurs des Incas qui réussissaient à construire des villes entières sur le flanc de montagnes. Ce n’était certainement pas ce qu’il y a de plus pratique, mais au moins on les laissait en paix.

Pisac










Ollantaytambo





Le village de Taray est aussi à quelques kilomètres de Pisac où l’on retrouve le plus important marché d’artisanat au Pérou. C’est une importante attraction touristique dans la région. a peu pres tous les étalages sont pareils, mais c’est quand même impressionnant.













Sinon je suis maintenant de retour à Cusco pour ma dernière semaine de cours d’espagnol. C’est fou comme le temps passe vite. Je commence donc tranquillement à planifier mon itinéraire pour la suite. Il y a vraiment plein de choses à voir au Pérou alors je pense que j’y resterai encore quelques semaines pour sur. Et puis je n’ai pas encore vu l’incontournable Machu Picchu.

vendredi 13 février 2009

À la découverte de la gastronomie péruvienne



Cette semaine j'ai gouté pour la première fois à un plat typiquement péruvien: le Cui, ou si vous préférez le Cochon d'inde. Bien sur chez nous ce petit rongeur sert plutôt d'animal de compagnie, mais au Pérou c'est une viande très populaire et ce depuis des millénaires. Le Cochon d'inde aurait été domestiqué ici il y a plus de 7000 ans et ce n'est pas seulement parce qu'il est cute. Les élevages de Cochon d'inde sont encore très commun. C'est une viande très prisée que l'on mange généralement lors d'occasions spéciales. Même que la cathédrale de Cusco abrite une célèbre représentation du dernier repas où Jésus et ses disciples communient autour d'un plat de Cui.
Verdict: c'est pas si pire. La viande à un goût assez particulier qui s'approche du lapin, avec un léger arrière goût de porc. Évidemment ce n'est pas le plat le plus apétisant qui soit, surtout qu'on vous présente l'animal en entier, mais le goût n'est pas mauvais. Le seul problème c'est qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de viande et plein de petits os.



Pour ce qui est des nouvelles, je m'apprète à partir pour une semaine dans un petit village de la vallée sacrée où mon école d'espagnol possède un autre bâtiment. Ce sera pas mal plus tranquille que Cusco et il y a plusieurs sites archéologiques intéressants dans la région. Par contre je n'aurai pas accès à Internet, donc ne vous inquiétez pas si je ne donne pas de nouvelles. Je devrais toutefois avoir des bonnes photos pour vous que je mettrai en ligne d'ici 10 jours.

mardi 10 février 2009

Puno et le lac Titicaca

Après des débuts forts promoteurs, mon séjour à Cusco a récemment connu son premier problème. Ma famille d’accueil, pourtant sympathique abrite vraisemblablement un voleur qui essayait subtilement de voler les quelques dollars US que je gardais en cas d’urgence. Je ne sais toujours pas qui exactement s’amusait à fouiller mes affaires, mais après m’être rendu compte qu’il ne restait plus que 11$ j’ai décidé de partir. J’habite donc maintenant à l’école d’espagnol. C’est un peu comme une auberge de jeunesse, mais qui offre des cours en plus. Évidemment, je ne pourrai pas pratiquer mon espagnol autant que dans une famille, mais la situation à ses avantages. L’ambiance à l’école est bonne, je rencontre des gens d’un peu partout et je me retrouve plus libre de sortir quand je veux.
Cette désagréable situation, ne m’empêchera tout de même pas de profiter du Pérou et de voyager. En fin de semaine, je suis allé à Puno, une petite ville à côté du Lac Titicaca qui se targue d’être la capitale folklorique du pays. En fin de semaine se déroulait le plus important festival de l’année dédié à la Virgen de la Candoloria. Je pense qu’à la base c’est la Chandeleur que l’on célèbre, sauf qu’ici les célébrations durent deux semaines et prennent des airs de carnavals, réunissant des milliers de danseurs et de musiciens venus des quatre coins du pays.
Samedi j’ai passé une bonne partie de la journée sur le Lac Titicaca, le lac navigable le pus élevé au monde situé à 3 800 mètres d’altitude. Des bateaux super lents emmènent les touristes jusqu’à l’île de Taquile où habite une communauté de 2000 personnes. L’île est presque entièrement aménagée en terrasses où les habitants font pousser du maïs. Après un repas traditionnel, le bateau nous a emmenés voir une série d’îles flottantes, entièrement bâtie à partir des roseaux qui poussent tout autour du lac. C’est un peu une attrape touristes, mais la construction des îles est assez impressionnante et des familles y habitent encore (vivant principalement du tourisme).










En soirée j’ai exploré la ville de Puno. Il paraît que c’est normalement une ville plutôt plate, mais pendant le festival elle est envahie par des milliers de visiteurs. L’ambiance est absolument chaotique. C’est un joyeux bordel avec des musiciens qui défilent dans la rue, des foules compactes et des feux d’artifice qui explosent au raz des têtes. Même les (nombreux) pickpockets semblent faire partie des célébrations (heureusement, ils m’ont manqué).
Le lendemain il y avait une grande compétition de danses avec 67 troupes, certaines comptant plus de 200 danseurs. C’était assez impressionnant de voir tout ce monde, portant des déguisements élaborés et très colorés. Visiblement c’est une occasion que de nombreux péruviens attendaient depuis longtemps et l’ambiance dans le stade de Puno était très festive.






lundi 2 février 2009

Les Incas et la fiesta

Comme prévu, je commence tranquillement à explorer Cusco, qui est vraiment une ville magnifique. Comme la plupart des villes du sud, elle est très vivante et un possède un charme particulier qu’on ne retrouve plus vraiment au nord. Le trafic y est chaotique et les marchands ambulants omniprésents. En fait, ce sont surtout des marchandes, habillées d’habits traditionnels et coiffés de leur classique chapeau de feutre qui vendent des bebelles sur le trottoir,accompagnées d’un ou deux enfants.
C’est une drôle de ville qui commence au fond d’une vallée et grimpe tranquillement le flanc des montagnes environnantes, jusqu’à ce que la pente soit trop abrupte pour qu’on y construise. Au centre, on retrouve la Plaza de Arma (Place d’arme), une jolie place coloniale avec deux églises bâties sur les ruines de temples Incas. Les Espagnols espéraient ainsi affirmer leur domination sur ce peuple contre lequel ils se sont déchaînés pendant des années. D'ailleurs, c’est tout le centre ville qui est bâti sur des fondations Incas qui sont encore bien apparentes. Les rues étroites étaient déjà là à leur époque et quand on s’y promène on peut facilement s’imaginer dans leur ville. Les Espagnols ont apporté des changements plutôt superficiels, dans l’apparence des édifices, mais ceux-ci reposent tous sur un ou deux mètres de murs Incas, toujours aussi solides plusieurs siècles après leur construction.
C’est aussi dans le centre-ville que l’on retrouve tous les touristes, qui sont assez nombreux. La ville garde tout de même son charme. Je m’attendais à pire, mais bon, on est encore loin de la haute saison touristique. Seul inconvenient de venir a cette epoque c'est la pluie. Il fait quand beaucoup plus chaud qu'au Canada.











En plus de me promener dans Cusco, j’ai visité mes premières ruines Incas à Saqsaywaman. C’est un fort qui surplombe la ville de Cusco et un des rares sites où les Incas ont réussi à battre les conquistadors espagnols, en 1536. Après la conquête, beaucoup des pierres ont été récupérées pour reconstruire la ville, mais le site demeure impressionnant. C’est une série de fortifications bâties en ziz-zag avec des pierres immenses, certaine d’au moins quatre mètres de haut, pesant plusieurs tonnes. Personne ne sait exactement comment les Incas s’y prenaient pour les monter jusqu’au sommet de la montagne, ni comment ils les taillaient. Car là encore, la main d’œuvre impressionne. On dirait que chaque pierre a été taillée sur place pour s’enchâsser parfaitement avec sa voisine, mais sans jamais utiliser d’angle droit. On dirait un énorme casse-tête, mais force et de constater que ça tient et pas qu’à peu près.






Sinon j’ai aussi passé plus de temps avec ma famille d’accueil : Ariel, Maria et leurs enfants Paula et Diego. Les deux parents sont dentistes et travaillent beaucoup, mais hier (dimanche) ils m’ont sorti un peu. Nous sommes allés manger dans un restaurant, quelques kilomètres à l’extérieur de la ville. Un endroit très sympathique qui semble attirer de nombreux citadins les dimanches midi (mais pas de touristes).



En rentrant vers Cusco nous avons croisé une longue parade. Je ne sais pas ce que les gens fêtaient (ma famille d’accueil était tout aussi étonnée que moi), mais le spectacle était assez impressionnant. Il devait bien y avoir 200 ou 300 danseurs et musiciens qui défilaient tous costumés. On dirait qu’ils le faisaient juste pour le plaisir, parce qu’il n’y avait pas autant de spectateurs. C’était joyeux, festif, coloré et j’étais bien content d’avoir pris ma caméra ce jour-là.