vendredi 22 mai 2009

Peninsula Valdes

Voici quelques photos de la Peninsula Valdes, un endroit étonnant sur la côte Argentine où de nombreuses espèces transitent au cours de l'année, principalement pour s'y reproduire. Le site est d'ailleurs classé Patrimoine de l'humanité et protégé par l'État Argentin. Malheureusement je n'étais pas là durant une saison particulièrement active, après le passage des lions de mers et au tout début de la saison des baleines. Malgré cela, la péninsule reste (un peu) occupée à l'année longue ce qui m'a permis d'observer deux baleines, trois épaulards et un groupe de lions de mer (où trainaient aussi quelques éléphants de mer). Et puis les paysages ne sont pas mal non plus. On y retrouve les classiques plaines patagoniennes qui se jetent presque directement dans la mer.


Une baleine (baleine franche je crois) un peu en avance sur la saison des amours.


Il parait que c'est cette île qui a inspiré l'image d'un serpent avalant un éléphant qui figure dans le Petit Prince. Antoine de Saint Exupéry survolait régulièrement cette région lorsqu'il travaillait sur la ligne Buenos Aires-Ushuaïa.

Deux épaulard (je vous jure qu'il y en a deux).

De la bouffe d'épaulard.



Une plage bizarre.

dimanche 17 mai 2009

Aventures en Argentine


Comme je n'ai pas fait de mise à jour de mon blogue depuis deux semaines, j'ai pas mal de rattrapage à faire. Mon périple en Argentine a donc commencé à Salta, au nord du pays, non loin de la frontière chilienne. C'est une belle ville, mais pas nécessairement des plus excitantes. Ça m'a quand même permis de m'habituer à la vie argentine, qui est très différente de la vie au Pérou ou en Bolivie. C'est un pays beaucoup plus occidentalisé et très européen. On pourrait facilement s'y croire en Espagne.
Après Salta je me suis dirigé ver la Valle de la Luna (vallée de la lune) un peu plus au sud. C'est un parc national très impressionnant où l'on peut découvrir des paysages dignes d'un autre monde. Dans certains endroits on se croirait vraiment sur la lune. Il y a aussi toutes sortes de formations géologiques étranges, dont des sphères de pierre formée naturellement.






Après la vallé de la lune je me suis rendu à Mendoza, la capitale argentine du vin. Sans surprises l'attraction principale dans cette ville c'est la "route du vin" situé un peu à l'extérieur de la ville. On y retrouve une grande concentration de vignobles qui offrent des visites de leur installations et bien sur des dégustations. Le meilleur moyen de faire le trajet c'est en vélo et plusieurs agences offrent des locations.




Après quelques jours à Mendoza où j'ai pu bien profiter du vin et de la bonne viande argentine, je suis parti encore plus au sud à Bariloche au nord de la Patagonie. C'est une petite ville de montagnes très prisée des voyageurs étrangers et argentins. On se croirait dans les Alpes avec des paysages dignes des rocheuses canadiennes. Par contre, c'est déjà l'automne à cette latitude et il commence à faire un peu froid et pluvieux. J'ai quand même pu profiter d'une belle journée pour faire une randonnée en vélo.






Je quitterai Bariloche sous peu. Après une longue hésitation j'ai décidé de me diriger vers la côte et de remonter tranquillement vers Buenos Aires plutôt que de continuer vers le sud et ses glaciers où il commence à faire froids.

mardi 5 mai 2009

Le Salar de Uyuni et autres merveilles géologiques

Le sud de la Bolivie est très probablement un des endroits les plus étonnants au monde. On y retrouve le plus grand désert de sel au monde, le Salar de Uyuni qui s'étend sur 2 500 km2 à une altitude de plus de 3500 mètres. La meilleure façon d'admirer le Salar est en jeep lors de tours de un ou trois jours. J'ai opté pour la deuxième option et ne l'ai pas regretté. Tout au long des trois jours, le tour multiplie les arrêts dans des lieux tous plus étonants les uns que les autres. Le premier arrêt, tout juste à la sortie de Uyuni est un cimetière de train dont la plupart datent du début du siècle. On pourrait dire que c'est une forme de poluation, mais il y a quand même quelque chose d'impressionant à voir toutes ces vieilles locomotives rouillés abandonné en plein milieu du désert.



Quelques kilomètres après on entre dans le salar de Uyuni, puis pour le reste de la journée on ne verra que du sel à perte de vue, sauf pour quelques "îles", dont l'île du poisson, un bout de roc qui émerge du salar et sur lequel poussent des centaines de cactus.




Dans le salar on peu aussi s'amuser à faire des photos débiles. Un passage obligé pour tous les visiteurs.

Le deuxième jours, le paysage se transforme en désert un peu plus classique où se succèdent les lacs aux couleurs étranges ou barbottent les flamands roses.



Puis, on arrive à la montagne des septs couleurs qui fait penser à un paysage martien ou quelque chose du genre.

Puis l'arbre de pierre qui lui ausi semble sortir d'un autre monde.

En fait toute la région a une géologie totalement éclaté. On y retrouve toutes sortes de minéraux qui ont permis au fil des millénaires de graver des paysages halucinants et teintés les quelques lacs qui semblent sortir de nul part. Ici c'est la La laguna colorada.

Le troisième jours à près de 5000 mètres d'altitude, on découvre un autre phénomène géologique: des geysers. Et un peu plus loin on peut se baigner dans un bain thermale. Seul problème c'est qu'il faisait moins de zéro degré, mais l'eau était bonne.



Le tour c'est terminé à la Laguna verde qui se trouve à quelque kilomètres des frontières de l'Argentine et du Chili.
À partir de là je suis rentré au Chili jusqu'au petit village de San Pedro de Atacama. J'avais l'intention de partir directement pour l'Argentine, mais j'ai vite constaté qu'il n'y avait pas de bus avant deux jours. Heureusement il y a de pires endroits où rester coincé. Encore de ce côté de la frontière le paysage est assez étonant. On y retrouve la Valie de la Muerte (vallée de la mort) qui semble tout droit sortie d'un western. J'y suis allé en vélo et comme je ne voulais pas m'encombrer de ma caméra je n'ai malheureusement aucune photo.
San Pedro est aussi un très bon endroit pour observer les étoiles. Suffit de sortir du village et on se retrouve dans le désert sans aucune lumière artificielle en vue. C'est là qu'un français passioné d'astrologie à installé sont observatoire où il organise des "tours" du cosmos. J'y est pris cette photo grâce à un de ses 6 téléscopes. Depuis je suis dans la lune (disons que c'est pour ça que j'ai un peu tardé à mettre à jour le blog).

lundi 27 avril 2009

De l'autre côté des Andes

Après deux mois et demi au Pérou, j’ai finalement réussi à sortir de ce pays qui semblait vouloir me retenir. Je n’avais pas l’intention d’y rester si longtemps, mais je n’ai aucun regret. Le Pérou est un pays magnifique qui n’a cessé de m’étonner. Puis je n’ai même pas tout vu.
Je me trouve donc maintenant en Bolivie, pays voisin du Pérou où la culture andine est encore bien évidente. J’ai commencé mon séjour à Copacabana, sur les rives du lac Titicaca que je découvrais pour la deuxième fois. Je suis resté une journée dans ce village tranquille qui, en plus du lac, est reconnu pour son église où l’on bénit les voitures et les camions. Je n’ai pas vu de cérémonie de bénédiction, mais après avoir passé quelques heures sur les routes boliviennes, je n’ai pas de difficulté à croire que c’est une affaire très sérieuse.


Après Copacabana, je me suis dirigé vers La Paz, la capitale nationale qui est sans aucun doute la ville la plus étrange que j’ai visité à date. Elle étonne premièrement par son emplacement. À environ 3700 mètres, c’est une des capitales les plus élevées. Elle occupe une grande vallée au complet. Sur certains côtés on voit d’abruptes falaises et toutes les autres pentes sont occupées par des quartiers résidentiels bâtis à même la montagne. Au fond de la vallée, on retrouve le centre-ville où se mêlent édifices coloniaux et bâtiments modernes. Certains essayent de se donner des airs de grattes ciels, mais, même s’ils sont plus proches des nuages que bien d’autres buildings, ils n’ont rien de bien impressionnant. Malgré ces efforts, des bouchons de circulation dignes des plus grandes métropoles et ses deux millions d’habitants, La Paz a plutôt l’air d’un grand village que d’une grande capitale. Même au centre-ville, on sent bien la culture traditionnelle andine qui résiste encore au cosmopolitisme qui caractérise généralement les grandes villes. On voit partout des femmes portant les amples jupes et le petit chapeau melon typique de la région. Dès que l’on sort un peu du centre ville, les rues sont parsemées d’étales de légumes, de maïs ou de cossins plus ou moins inutiles, comme dans un grand marché provincial. Le rythme devient aussi beaucoup plus relax et les gens moins pressés.



Après trois jours dans cette ville étrange, j’ai décidé d’aller voir la campagne. Encore une fois, le caractère provincial de La Paz s’est révélé lorsqu’est venu le temps de quitter la ville. Il y existe bel et bien une station d’autobus, mais la plupart des départs se font à partir d’un grand cimetière situé un peu à l’écart du centre ville. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est l’endroit qu’à peu près toutes les compagnies locales de transport ont choisi pour s’installer. Aidé par mon chauffeur de taxi j’ai facilement trouvé un combi pour Sorata, un village dans la montagne qui me semblait attrayant. Ne voyant pas d’autobus à proximité je choisis le combi qui avait l’avantage de partir sur le champ, mais c’est à peu près le seul. Un combi est un minibus très utilisé au Pérou et en Bolivie, normalement il sert plutôt de transport urbain, mais ici on s’en sert aussi pour les longues distances. Au Canada la capacité maximale d’un tel véhicule serait sûrement fixée à dix personnes, mais ici c’est plutôt 15, quand le véhicule ne se met pas à ramasser tous les piétons qui lui fait signe, alors ça devient simplement ridicule. Afin d’asseoir le plus de passagers possible, les sièges du combi sont rapprochés jusqu’à ce qu’il y ait juste assez de place pour accommoder les jambes d’un Bolivien (ou d’un Péruvien) moyen qui, malheureusement pour moi, se trouvent à êtres relativement plus courtes que celle d’un Canadien moyen. Après trois heures j’avais les jambes et les fesses totalement endolories (parce qu’évidemment le siège trop petit est aussi top dur) et je me suis juré que je ne prendrais plus jamais un combi pour un trajet de plus de dix minutes.
Ma destination en valait tout de même le coup. Sorata est un très beau village de montagne et un bon coin pour la randonnée. J’y suis resté deux jours, je n'ai pas fait beaucoup de randonnée mais j'ai quand même marché jusqu’à une grotte située à quelques kilomètres du village. La grotte était plutôt décevante puisqu’on essaye d’en faire une banale attraction touristique, mais les paysages étaient impressionnants.


Je suis revenu à La Paz le lendemain et je prépare présentement ma prochaine expédition, vers le sud cette fois.